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LÉglise autorise le poisson pendant le week-end de ce CarĂȘme de la NativitĂ©. JeĂ»ner est si important pour les ChrĂ©tiens Orthodoxes que nombre de PĂšres nous expliquent qu'on ne pourrait se considĂ©rer comme Orthodoxe Ă  moins de respecter les jeĂ»nes. La discipline spirituelle de suivre les jeĂ»nes est inestimable pour la vie ChrĂ©tienne QuelquesrĂšgles relatives Ă  la Birkat Cohanim – PninĂ© Halakha. 12. Quelques rĂšgles relatives Ă  la Birkat Cohanim. La bĂ©nĂ©diction sacerdotale se dit en hĂ©breu ; elle se rĂ©cite Ă  voix haute ; les Cohanim doivent se tenir debout ; ils doivent Ă©tendre leurs mains en direction du peuple. Si un Cohen ne peut appliquer quelqu’une de ces Voiciles rĂšgles de base de cet exercice spirituel dĂ©finies par notre Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme s'adonnait aussi au jeĂ»ne: Matthieu 6.16-18 Lorsque vous jeĂ»nez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout dĂ©fait, pour montrer aux hommes qu’ils jeĂ»nent. Je vous le dis en vĂ©ritĂ©, ils ont leur rĂ©compense. Mais quand tu jeĂ»nes, parfume ta tĂȘte TroisiĂšmement les ulĂ©mas affirment unanimement que le jeĂ»ne est interdit Ă  la femme qui voit ses rĂšgles et qu’elle doit rattraper le jeĂ»ne des jours non jeĂ»nĂ©s Ă  cause des menstrues, quand il s’agit d’un jeĂ»ne obligatoire comme celui du Ramadan. Les ulĂ©mas sont encore d’avis que si une telle femme observe le jeĂ»ne, celui-ci n’est pas valide. JeĂ»nercause Ă©galement de la fatigue, et on peut comprendre que pour ces personnes, c’était frustrant de savoir qu’eux ils jeĂ»naient, mais les disciples qui Ă©taient avec JĂ©sus ne jeĂ»naient pas. Tous les dĂ©sagrĂ©ments du jeĂ»ne ont fait naĂźtre une colĂšre en eux. Cela signifiait pour eux que ceux qui Ă©taient avec JĂ©sus Ă©taient des privilĂ©giĂ©s, et donc dispensĂ©s de jeĂ»ne. Site De Rencontre Gratuit Ille Et Vilaine. Retour Ă  Blog 27Avravril 27, 2021 Le jeĂ»ne, qui dans certains cas est Ă©galement appelĂ© rĂ©gime du guerrier, se produit lorsque vous ĂȘtes prĂȘt Ă  rĂ©duire ou Ă  prendre complĂštement une absence de toute nourriture, eau ou les deux pendant une pĂ©riode de temps spĂ©cifique. Les gens ont tendance Ă  jeĂ»ner pour des raisons liĂ©es Ă  la religion ainsi que pour des raisons de santĂ©. Le jeĂ»ne prĂ©sente de nombreux bienfaits prouvĂ©s pour la santĂ©. Il y a aussi de nombreuses diffĂ©rences dans le jeĂ»ne quand il s’agit de jeĂ»ne absolu, de jeĂ»ne aquatique, de jeĂ»ne intermittent
 Nous les expliquerons toutes ci-dessous. Le jeĂ»ne intermittent Beaucoup de gens entrent dans le jeĂ»ne intermittent oĂč ils prennent la dĂ©cision de sauter certains repas. Habituellement, les gens le font pour perdre du poids, car c’est beaucoup plus efficace et plus facile Ă  faire que, par exemple, un rĂ©gime cĂ©togĂšne faible en glucides . Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas un rĂ©gime, c’est une façon de planifier vos repas. Fondamentalement, vous choisissez d’absorber votre Ă©nergie et vos calories pendant une pĂ©riode spĂ©cifique de la journĂ©e sans rien manger d’autre en dehors de cette pĂ©riode. Le jeĂ»ne Ă  l’eau Le jeĂ»ne Ă  l’eau, Ă©galement connu sous le nom de rĂ©gime zĂ©ro calorie, est sans aucun doute l’une des formes de jeĂ»ne les plus intenses. Comme vous l’avez probablement dĂ©jĂ  devinĂ©, cela signifie uniquement boire de l’eau tout en ne consommant aucune calorie. Les gens suivent cette forme intense de jeĂ»ne principalement pour des raisons de dĂ©sintoxication . D’autres types de jeĂ»ne incluent Ă©galement la dĂ©sintoxication et les bienfaits thĂ©rapeutiques, mais le jeĂ»ne Ă  l’eau est tout simplement le moyen le plus rapide. Sachez que vous devez vous prĂ©parer correctement au jeĂ»ne Ă  l’eau, car cela peut ĂȘtre trĂšs difficile Ă  faire dans les premiers jours. Cela signifie se dĂ©barrasser des sucres transformĂ©s, de la farine et des produits contenant de la cafĂ©ine 2 ou 3 jours avant de commencer le jeĂ»ne Ă  l’eau. Essayez une alimentation crue composĂ©e de fruits et de lĂ©gumes. JeĂ»ner pendant le Ramadan Le Ramadan est un mois sacrĂ© pour les musulmans oĂč ils observent leur jeĂ»ne pendant 30 jours. Ils s’abstiennent de manger, de boire, d’avoir des relations intimes et de fumer du lever au coucher du soleil. Au coucher du soleil, ils peuvent interrompre leur jeĂ»ne et continuer Ă  manger jusqu’au lever du soleil. Ce processus se rĂ©pĂšte sur ces 30 jours. La rĂšgle pour le Ramadan est que vous ne pouvez participer que si vous ĂȘtes en bonne santĂ©, donc si vous ĂȘtes malade ou tombez malade parce que vous jeĂ»nez, vous n’ĂȘtes pas obligĂ© de participer. Il est en fait interdit dans ce cas, en plus de cela, tous les musulmans doivent participer au Ramadan selon les rĂšgles religieuses. Les musulmans interrompent gĂ©nĂ©ralement leur jeĂ»ne en mangeant des dattes et en buvant de l’eau. Les dattes sont trĂšs bonnes pour obtenir un regain d’énergie et alimenter votre estomac pour traiter les aliments que vous ĂȘtes sur le point de manger. L’eau est Ă©galement trĂšs importante puisque vous avez Ă©tĂ© dĂ©shydratĂ©. C’est une coutume que les musulmans prient la priĂšre maghrĂ©bine coucher de soleil aprĂšs avoir mangĂ© les dattes avec de l’eau. AprĂšs la priĂšre, ils commencent Ă  manger le plat principal. C’est une habitude pour les musulmans de se rĂ©veiller juste avant le lever du soleil Suhoor pour prendre un petit repas et avoir du carburant pour le lendemain. Les repas riches en fibres et en protĂ©ines sont parfaits pour cela. JeĂ»ne chrĂ©tien Cette forme de jeĂ»ne, Ă©galement appelĂ©e jeĂ»ne spirituel, est pratiquĂ©e par les chrĂ©tiens afin de rechercher une intimitĂ© plus Ă©troite avec Dieu. Cela inclut la recherche d’absence d’eau, de nourriture et de sexe pour se concentrer sur la croissance spirituelle. Bien que l’on pense que le jeĂ»ne n’est pas commandĂ© par les Écritures, les chrĂ©tiens croient qu’en jeĂ»nant, vous montrez Ă  Dieu et Ă  vous-mĂȘme que vous ĂȘtes sĂ©rieux au sujet de votre relation avec Dieu. Le jeĂ»ne et la priĂšre sont souvent liĂ©s l’un Ă  l’autre et la Bible prĂ©sente mĂȘme le jeĂ»ne comme quelque chose qui est bon et bĂ©nĂ©fique pour vous. Le jeĂ»ne demande beaucoup d’autodiscipline et de motivation. Utilisez les conseils que nous avons mentionnĂ©s tout au long de cet article pour vous faciliter la tĂąche. N’oubliez pas le type de nutrition qui vous convient le mieux tout en Ă©tant rapide et sachez qu’il est possible de faire de l’exercice, mais vous devriez essayer des entraĂźnements plus lĂ©gers dans la plupart des cas. Retour Ă  Blog Psaume 116 J’aime le Seigneur, car il entend ma voix
 » Psaume 118 Merci, Seigneur, car il est bon, son amour est Ă©ternel ! » ++ Psaume 121 Je lĂšve les yeux vers les montagnes, d’oĂč vient mon secours ? + Psaume 130 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur
 » Quand les juifs jeĂ»nent ?C’est quoi le CarĂȘme chez les chrĂ©tiens ?Comment pratiquer le jeĂ»ne pour la premiĂšre fois ?VidĂ©o Les 12 meilleures astuces pour jeĂ»ner catholiqueQuels jours de jeĂ»ne Sont-ils obligatoires pour un catholique ?Quelle priĂšre pour le jeĂ»ne ?Comment se fait le jeĂ»ne d’Esther ? Quand les juifs jeĂ»nent ? Le jeĂ»ne de Yom Kippour commence la veille du 10 Tishri, dure 25 heures et est obligatoire pour tous les hommes de plus de 13 ans et toutes les femmes de plus de 12 ans, si la santĂ© le permet. Lire aussi Les 6 meilleures astuces pour vivre sa foi catholique. Pendant ce jeĂ»ne, les Juifs doivent s’abstenir de nourriture, de boisson et de relations sexuelles. Qui a inventĂ© le jeĂ»ne ? En Inde, deux millĂ©naires avant notre Ăšre, le jeĂ»ne Ă©tait Ă  la base des rituels vĂ©diques. » Buchinger, qui a introduit le jeĂ»ne thĂ©rapeutique en Europe occidentale, disait Quand on jeĂ»ne, ce n’est pas le corps qui a faim, ce n’est pas l’ñme. . » Quel jour les Juifs ne travaillent-ils pas ? Shabbat ou Shabbat hĂ©breu × © × × ÂȘ, cessez, abstinence » ; en yiddish × © ×’ × ÂȘ ou rarement × © × Ö × × Âą × ÂĄ, shabbes est le jour de repos attribuĂ© Ă  le septiĂšme jour de la semaine biblique, samedi, qui commence au soir du vendredi soir. Sur le mĂȘme sujet Les 5 meilleures façons de suivre la messe catholique ASTUCES bĂ©nĂ©ficier facilement du secours catholique 6 astuces pour fleurir une Ă©glise Nos conseils pour dĂ©velopper une Ă©glise Conseils pour memoriser facilement le coran rapidement C’est quoi le CarĂȘme chez les chrĂ©tiens ? Pour les chrĂ©tiens pratiquants, le carĂȘme se caractĂ©rise par une consommation rĂ©duite de nourriture, ce qui contraste fortement avec les carnavals, beignets et autres festivitĂ©s qui prĂ©cĂšdent traditionnellement le mercredi des Cendres. A voir aussi Les 20 meilleures astuces pour lire une bible. Mais le jeĂ»ne correspond aussi et surtout Ă  une quĂȘte spirituelle. Quelle religion a le jeĂ»ne? Historiquement, le jeĂ»ne pour les chrĂ©tiens est une pĂ©riode de jeĂ»ne et de pĂ©nitence pendant quarante jours avant PĂąques. Le carĂȘme commence le mercredi des Cendres depuis le 6Ăšme siĂšcle. Quelles sont les rĂšgles du CarĂȘme ? Les catholiques observent ainsi un jour de jeĂ»ne le mercredi des Cendres, qui marque le dĂ©but du CarĂȘme et du Vendredi saint. Le jeĂ»ne consiste gĂ©nĂ©ralement en un repas simple et frugal dans la journĂ©e, accompagnĂ© d’une collation lĂ©gĂšre le soir. de ne pas manger de viande le vendredi pendant cette pĂ©riode. Qu’est-ce qui est interdit pendant le CarĂȘme ? Les rĂšgles de l’Église au Moyen Âge Ă©taient plus strictes pour le CarĂȘme que pour les autres jours de vaches maigres de l’annĂ©e. La viande et les produits d’origine animale ont Ă©tĂ© interdits. Ainsi, les Ɠufs ne pouvaient pas ĂȘtre mangĂ©s, comme le beurre, la crĂšme, le lait et le fromage. Comment pratiquer le jeĂ»ne pour la premiĂšre fois ? Commencez par un petit jeĂ»ne la premiĂšre fois. Ne faites pas un jeĂ»ne de 3 semaines, vous ne savez pas comment votre corps va rĂ©agir. Sur le mĂȘme sujet 6 astuces pour faire le carĂȘme catholique. Essayez 24 heures, 3 jours ou 5 jours pour la premiĂšre expĂ©rience. Paradoxalement, il est conseillĂ© de rester actif pendant un jeĂ»ne. Comment faire un nettoyage avant un jeĂ»ne ? Les nettoyages sont un peu violents avant le jeĂ»ne, et il vaut mieux se prĂ©parer Ă  un rĂ©gime avec des fruits et lĂ©gumes frais et crus pendant une semaine ou deux. Cela balayera doucement les intestins et empĂȘchera la putrĂ©faction ou les gaz qui peuvent vous donner des douleurs Ă  l’estomac pendant votre jeĂ»ne. Comment faire 1 rapide ? Le moyen le plus simple est de commencer une soirĂ©e en sautant le dĂźner et de terminer la soirĂ©e suivante par un dĂźner lĂ©ger par exemple, une soupe et une salade. JeĂ»ne sĂ©quentiel jeĂ»ner une fois par semaine Ă  partir de kl. 20h00 Ă  13h00 le lendemain. La mono-rĂ©gime ou dĂ©tox douce un seul aliment est autorisĂ© lors de vos repas. Comment faire une journĂ©e de jeĂ»ne ? En pratique prendre un repas lĂ©ger le soir soupe, lĂ©gumes vapeur et attendre 2 heures avant de se coucher. Le jeĂ»ne peut durer 12 heures au dĂ©but on mange Ă  20h, on prend le petit dĂ©jeuner Ă  8h puis augmenter jusqu’à 18h. 14h00, 16h00 et 18h00 pour aller jusqu’à une journĂ©e oĂč vous vous sentez prĂȘt. Quels jours de jeĂ»ne Sont-ils obligatoires pour un catholique ? Les croyants doivent jeĂ»ner au moins le mercredi des cendres et le vendredi saint. Voir l'article Les 10 meilleures astuces pour comprendre la bible facilement. Le mercredi des Cendres commence par le mardi gras et le carnaval, ce qui signifie enlever la chair » carnelevamen en latin. Pourquoi jeĂ»ner le mercredi et le vendredi ? l’abstinence, qui consiste Ă  se priver de chair rouge, blanche ou dĂ©rivĂ©e 
 le mercredi des Cendres et tous les vendredis de l’annĂ©e, pour commĂ©morer le jour de la mort de JĂ©sus sur la croix. Toutes les personnes ĂągĂ©es de 14 ans et plus y sont soumises. Comment un catholique doit-il jeĂ»ner ? Quelques conseils pratiques pour mieux jeĂ»ner Pratiquez le jeĂ»ne quotidien, c’est-Ă -dire pendant la journĂ©e. Mangez un petit dĂ©jeuner complet. Ce sera votre seul repas. Le soir, une soupe, ou un fruit ou une salade, presque rien. Quelle priĂšre pour le jeĂ»ne ? L’une des priĂšres scripturaires les plus courantes est Notre PĂšre », Ă©galement appelĂ©e Notre PĂšre ». Cependant, n’importe quelle priĂšre biblique peut ĂȘtre utilisĂ©e, surtout si elle vous appelle. Ceci pourrait vous intĂ©resser Les 5 meilleurs conseils pour apprendre le coran facilement et rapidement. Quels hymnes devriez-vous lire pendant le jeĂ»ne? Psaume 116 J’aime le Seigneur, car il entend ma voix
 » Psaume 118 Merci, Seigneur, car il est bon, son amour est Ă©ternel ! » Psaume 130 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur
 » Quelle est la priĂšre du matin ? Au nom du PĂšre, du Fils, du Saint-Esprit. Mon Dieu, je te donne mon cƓur; Je vous demande de m’aider Ă  ĂȘtre sage, Ă  obĂ©ir mĂȘme dans les choses qui me sont dĂ©sagrĂ©ables et douloureuses, et Ă  ĂȘtre bon et doux envers tous. Comment se fait le jeĂ»ne d’Esther ? Ils doivent s’abstenir de manger aprĂšs le lever du soleil et jusqu’au coucher du soleil. Ceci pourrait vous intĂ©resser Le Top 5 des meilleures astuces pour devenir prĂȘtre catholique. Cette tradition s’appelle le jeĂ»ne d’Esther ». Selon la Bible, dans le livre d’Esther, le personnage Ă©ponyme est une jeune JudĂ©enne qui devint l’épouse du roi de Perse Assureus. Comment jeĂ»ner selon la Bible ? Quelques conseils pratiques pour mieux FASTE Choisissez un ou deux jours par semaine. 
 Pratiquez le jeĂ»ne quotidien, c’est-Ă -dire pendant la journĂ©e. 
 Si vous ne pouvez pas, allez chercher de l’aide dans un morceau de pain. 
 Le repas peut ĂȘtre consacrĂ© Ă  la lecture, Ă  la mĂ©ditation ou Ă  la priĂšre. Quel est le but du Livre d’Esther ? Le Livre d’Esther Ă©tablit un service commĂ©moratif Ă©ternel ces jours ne seront pas retranchĂ©s du milieu des Juifs, ni leur souvenir de leurs descendants ». Les Juifs remplissent ce devoir de mĂ©moire en cĂ©lĂ©brant chaque annĂ©e Pourim, le 14 du mois d’Adar. QuestionComment doit se pratiquer le jeĂ»ne pour qu'il soit efficace ? Est-il vrai qu'il faut s'abstenir de boire de l'eau ? Mon pasteur racontait qu'il jeĂ»nait cinq jours sans manger ni boire. N'est-il pas dangereux de ne pas boire ?RĂ©ponseDans l'Ancien Testament, l’ordre de jeĂ»ner ne figure pas dans la loi mosaĂŻque; et les mots "jeĂ»ner" ou "abstinence" ne se trouvent pas dans le Pentateuque. Si l’on cherche des allusions au jeĂ»ne, il faut les dĂ©duire d’expressions telles que "Vous humilierez vos Ăąmes" LĂ©vitique 1629 et 2327, Nombres 297. La 1Ăšre mention d’un jeĂ»ne volontaire se rapporte au roi David, refusant de manger lorsqu’il suppliait Dieu de sauver la vie de son fils, conçu lors de son crime avec Urie et son Ă©pouse. Dans la suite de l'Ancien Testament, le jeĂ»ne apparaĂźt cependant souvent tant dans les textes historiques que Nouveau Testament ne parle pas souvent du jeĂ»ne. Voici les rĂšgles de base de cet exercice spirituel dĂ©finies par notre Seigneur JĂ©sus qui Lui-mĂȘme s'adonnait aussi au jeĂ»neMatthieu 616-18 Lorsque vous jeĂ»nez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout dĂ©fait, pour montrer aux hommes qu’ils jeĂ»nent. Je vous le dis en vĂ©ritĂ©, ils ont leur rĂ©compense. Mais quand tu jeĂ»nes, parfume ta tĂȘte et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeĂ»nes, mais Ă  ton PĂšre qui est lĂ  dans le lieu secret; et ton PĂšre, qui voit dans le secret, te le but du jeĂ»ne n'est pas dĂ©fini avec prĂ©cision, mais il est souvent liĂ© au repentir, Ă  l'humilitĂ©, ainsi qu'au combat spirituelMatthieu 915 JĂ©sus leur rĂ©pondit Les amis de l’époux peuvent–ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront oĂč l’époux leur sera enlevĂ©, et alors ils seul cas d'un usage prĂ©cis est donnĂ© dans Mt 1721 Mais cette sorte de dĂ©mon ne sort que par la priĂšre et par le qu'il faut Ă©viter c'est1. De faire savoir que l'on jeĂ»ne - c'est entre Dieu et nous et ne concerne personne d' De jeĂ»ner en accomplissant un rite religieux, selon Colossiens 220-23 Si vous ĂȘtes morts avec Christ aux principes Ă©lĂ©mentaires du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose–t–on ces prĂ©ceptes Ne prends pas! ne goĂ»te pas! ne touche pas! prĂ©ceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondĂ©s que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, en vĂ©ritĂ©, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilitĂ©, et le mĂ©pris du corps, mais cela est sans valeur rĂ©elle et ne sert qu’à satisfaire la chair."JeĂ»ner pour jeĂ»ner" non seulement ne sert Ă  rien, mais celui qui se vante de ses jeĂ»nes est en dehors du bon chemin ! Le jeĂ»ne est l'expression, devant Dieu, du sĂ©rieux consacrĂ© Ă  une demande prĂ©cise dans une situation spiriteulle qui requiert l'intervention particuliĂšre du Seigneur..En rĂ©ponse directe aux questionsA. Comment doit se pratiquer le jeĂ»ne pour qu'il soit efficace ?L'efficacitĂ© du jeĂ»ne tient Ă  la conviction personnelle de celle ou celui qui jeĂ»ne. S'il le fait sur appel du Seigneur dans une situation prĂ©cise, l'efficacitĂ© sera spirituellement maximale ! S'il ne s'agit que d'un rite Ă  accomplir, le jeĂ»ne sera parfaitement inefficace, selon Colossiens 2 Est il vrai qu'il faut s'abstenir de boire de l'eau ?Le plus souvent, le jeĂ»ne ne concerne que les aliments Mon pasteur racontait qu'il jeĂ»nait cinq jours sans manger ni boire. N'est-il pas dangereux de ne pas boire ?Celui qui raconte ses jeĂ»nes contredit l'enseignement du Seigneur JĂ©sus... Un correspondant a racontĂ© qu'il avait jeĂ»nĂ© 20 jours et voulait atteindre 40 jours "comme JĂ©sus" ! Dieu prend plaisir Ă  celui qui s'humilie volontairement et recherche la manifestation de la volontĂ© de Dieu, pas Ă  celui qui veut battre un record. Samuel LĂŒthertrĂ©visĂ© paePour en savoir plus Le jeĂ»ne dans la Bible JeĂ»ne DISPONIBILITE PLUS GRANDE A DIEU ET AU PROCHAIN Le jeĂ»ne est-il une obligation pour les chrĂ©tiens? C'est une privation de nourriture ou d'autres biens matĂ©riels qu'on ne “rĂ©cupĂšre” pas. C'est une privation volontaire ce n'est pas un commandement de Dieu; c'est un commandement de l'Eglise, seulement deux fois par an, le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, de 14 Ă  60 ans. C'est un choix dictĂ© par la foi et l'amour; mĂȘme quand on y est pas obligĂ©, on peut jeĂ»ner volontairement. Il n'est pas liĂ© seulement au temps du CarĂȘme. Pourquoi les chrĂ©tiens jeĂ»nent-ils? En vue de chercher les nourritures cĂ©lestes “L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” Mt 4, 4. Corps et Ăąme ont faim et soif de Dieu, en quĂȘte de Dieu, soumis Ă  sa VolontĂ©. Dieu suffit Ă  nous combler. C'est un chemin vers Dieu, pour ĂȘtre plus disponible Ă  Dieu et Ă  son prochain, non un but en soi, mais pour grandir dans l'intimitĂ© avec Dieu, se rapprocher du prochain et Ă©liminer tout ce qui est source de blessure pour autrui. Comme tout moyen spirituel, c'est pour aimer davantage qu'on se prive de quelque chose. C'est une “arme spirituelle pour Ă©viter le pĂ©chĂ© et tout ce qui conduit au pĂ©chĂ© “ BenoĂźt XVI. Le jeĂ»ne nous aide Ă  nous dĂ©barrasser de ce qui nous entrave dans notre course vers Dieu, de tous les attachements dĂ©sordonnĂ©s. Les chrĂ©tiens jeĂ»nent Ă  l'imitation de JĂ©sus dans le dĂ©sert, unis Ă  Lui Mt 4. On ne jeĂ»ne pas pour se faire voir et approuver; Dieu seul le sait, ça suffit! Mt 6, 16-18 On jeĂ»ne en solidaritĂ© avec les nĂ©cessiteux ce qui n'est pas consommĂ© est donnĂ© au profit de ceux qui ont besoin, proches ou lointains. Le jeĂ»ne ouvre au partage, et non aux Ă©conomies! Les diĂ©tĂ©ticiens soulignent les bienfaits du jeĂ»ne pour la santĂ©. Les auteurs spirituels aussi louent cette pratique pour de nombreux bienfaits spirituels. Le cholestĂ©rol spirituel est la gourmandise il faut la contrĂŽler. Les biens de ce monde ne peuvent pas nous combler, on a faim de mieux ! Comment jeĂ»nez-vous ? Le jeĂ»ne n'est pas fixe, le mĂȘme pour tous, mais on l'adapte. Par exemple, le jeĂ»ne au pain et Ă  l'eau, ou bien un simple bol de riz, ou encore des repas rĂ©duits sans goĂ»ter, ou la privation de sucreries. Si on ne peut jeĂ»ner de nourriture Ă  cause de maladie ou de grossesse, ou autre, on jeĂ»ne d'autres façons. Ainsi, ce peut ĂȘtre le jeĂ»ne de cigarettes, d'heures devant la tĂ©lĂ©vision ou Internet, MP 3, ipod, discothĂšque, voiture on prend le bus ou on marche Ă  pied, tĂ©lĂ©phone portable, etc., pour avoir plus de temps pour sa vie spirituelle et sa vie de charitĂ© envers le prochain visite Ă  un malade
, pour ĂȘtre moins dĂ©pendants esclaves de choses non essentielles, pour gagner sa libertĂ© intĂ©rieure. JeĂ»ne des paroles inutiles, des pensĂ©es nĂ©gatives, des critiques malveillantes, etc
 AbbĂ© Thierry LeliĂšvre - septembre 2009 Si en Islam la question de l’impuretĂ© est d’ordre gĂ©nĂ©ral, il n’est pas moins vrai que du point de vue rituel elle concerne sous bien des aspects les femmes, d’oĂč la spĂ©cification en notre titre. De maniĂšre globale, nous avons dĂ©jĂ  abordĂ© ce sujet et mis en Ă©vidence que les notions de puretĂ© et d’impuretĂ© qui sous-tendent celles de áž„alĂąl/áž„arĂąm Ă©taient un calque du concept de pur/tahor et impur/tamĂ© empruntĂ© au judaĂŻsme.[1] Parmi les choses impures, le cas du sang est symboliquement intĂ©ressant puisque, offert aux divinitĂ©s il est pur, mais, s’écoulant de l’ĂȘtre humain, il serait impur. Sans doute faut-il voir lĂ  la subsistance d’anciennes craintes, le sang reprĂ©sentant la vie, sa perte Ă©voquant la mort et, dans le cas des rĂšgles, l’impuretĂ© attribuĂ©e Ă  ce sang repose de plus sur une archaĂŻque peur de ce phĂ©nomĂšne cyclique inexpliquĂ©. Le cas de l’impuretĂ© de la femme ayant ses menstruations est particuliĂšrement important dans le judaĂŻsme ancien et, alors que le christianisme se libĂ©rera en apparence de cette conception,[2] l’Islam la reprendra Ă  son compte. Plus fondamentalement, le fait mĂȘme qu’une femme puisse ĂȘtre Ă  un moment donnĂ© de sa vie considĂ©rĂ©e en Ă©tat d’impuretĂ© laisse malgrĂ© tout Ă  penser qu’elle serait alors impure. En effet, qu’une femme ayant ses rĂšgles soit interdite d’un certain nombre d’actes rituels qualifie et disqualifie la personne elle-mĂȘme et non pas seulement son sang menstruel. Du fait de ces tabous et interdictions est ainsi instituĂ©e une dysmĂ©trie cultuelle entre l’homme et la femme, situation entĂ©rinĂ©e par ce propos bien connu, en substance la femme est en religion infĂ©rieure Ă  l’homme du fait qu’elle ne prie ni ne jeĂ»ne durant ses rĂšgles ».[3] En quoi les femmes seraient-elles une sous-catĂ©gorie de croyants ? ! Au nom de quel principe d’inĂ©galitĂ©[4] le Coran soutiendrait-il une telle thĂšse ? Enfin, en d’autres termes, le Coran a-t-il instituĂ© les notions de puretĂ©/impuretĂ© rituelle ou a-t-il seulement condamnĂ© l’impuretĂ© morale et spirituelle et appelĂ© Ă  la recherche d’une puretĂ© de mĂȘme ordre ? ‱ Que dit l’Islam MĂȘme si pour l’Islam la puretĂ© est l’état originel de toutes choses, il n’en demeure pas moins certain que le Droit musulman a intĂ©grĂ© Ă  la religion la notion d’impuretĂ© qui, nous le constaterons, n’est en rien coranique. En cela, il a Ă©tĂ© manifestement empruntĂ© au judaĂŻsme pour qui les notions de puretĂ© et d’impuretĂ© en hĂ©breu tahara et toumah rĂ©glaient tous les aspects de la vie religieuse. Cette islamisation de la Loi juive s’est traduite par la distinction de deux catĂ©gories d’impuretĂ©, les impuretĂ©s matĂ©rielles et les impuretĂ©s rituelles. Pour les impuretĂ©s matĂ©rielles, malgrĂ© certaines divergences d’École, sont concernĂ©s grosso modo les grands interdits alimentaires le sang, les bĂȘtes mortes, le porc, le vin, auxquels sont ajoutĂ©es toutes les Ă©missions du corps humain, hormis le lait, et des animaux dits impurs par l’Islam. Concernant ce que nous qualifierons d’impuretĂ©s rituelles, citons principalement l’impuretĂ© de l’homme et de la femme suite Ă  des rapports sexuels et l’impuretĂ© de la femme liĂ©e au sang menstruel. Pour cette derniĂšre, selon l’Islam cet Ă©tat d’impuretĂ© lui interdit principalement de prier, de jeĂ»ner, de toucher le Coran, de sĂ©journer dans une mosquĂ©e. Autant de restrictions et interdictions visant la femme menstruĂ©e que l’on retrouve Ă  la lettre dans le judaĂŻsme en sa misogynie la plus assumĂ©e qu’il soit. La question n’est donc pas de remettre en cause les affirmations de l’Islam, qui en la matiĂšre se fonde sur la surinterprĂ©tation de quelques versets et, essentiellement, sur des hadĂźths forgĂ©s Ă  partir d’avis talmudiques, mais d’interroger le Coran afin de dĂ©terminer s’il existe rĂ©ellement un ancrage coranique au concept islamique de puretĂ©/áč­ahĂąra et d’impuretĂ©/najĂąsa. C’est donc d’un point de vue thĂ©ologique que notre rĂ©flexion fait sens que signifient l’impuretĂ© et le fait d’ĂȘtre impur ? En quoi une chose ou un ĂȘtre pourraient-ils ĂȘtre impurs ? Est-ce un Ă©tat intrinsĂšque ou une simple construction religieuse, voire une Ă©diction coranique ? Aussi, allons-nous examiner les versets mis en jeu par l’Islam afin d’étayer son propre systĂšme juridico-thĂ©ologique. Dans quelle mesure et en quelles limites, le Coran traite-t-il de ce sujet et, tout particuliĂšrement, existe-t-il des arguments coraniques rĂ©duisant l’activitĂ© rituelle des femmes et, par voie de consĂ©quence, leur statut de croyantes ? ‱ Que dit le Coran 1– Concernant les impuretĂ©s matĂ©rielles, l’Islam se rĂ©fĂšre au verset suivant dont nous rappelons la traduction littĂ©rale Dis Je ne trouve en ce qui m’a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© rien d’autre qui ne soit tabouisĂ©/muáž„arraman, quant Ă  ce que tout mangeur mange, si ce n’est la bĂȘte trouvĂ©e morte, le sang rĂ©pandu, la viande de porc – car, certes, c’est une infamie/rijs [d’en consommer] – De mĂȘme est une abomination/fisq [de consommer ce qui est] sacrifiĂ© Ă  un autre que Dieu. Quant Ă  celui qui y a Ă©tĂ© contraint, sans transgresser ni exagĂ©rer, alors, certes, Dieu est Tout pardon et Tout misĂ©ricorde. », Du point de vue de l’analyse lexicale les termes arabes rijs et fisq ne connotent pas la notion d’impuretĂ©. Le premier, rijs, qualifie au sens propre ce qui est sale, souillĂ©, et au sens figurĂ© l’infamie. Le second, fisq, signifie l’immoralitĂ©, l’abomination. De plus, du point de vue de l’analyse sĂ©mantique, nous avons montrĂ© en un prĂ©cĂ©dent article[6] que le qualificatif rijs/infamie » ne s’applique pas Ă  ces tabous alimentaires eux-mĂȘmes, mais au fait de les transgresser et que, de mĂȘme, ce n’était pas les bĂȘtes immolĂ©es aux divinitĂ©s qui Ă©taient une abomination/fisq », mais le fait d’en consommer. Il n’y a donc pas en ce verset d’arguments scripturaires justifiant le statut d’impuretĂ© des catĂ©gories d’aliments tabous citĂ©s en ce verset comme en d’autres. En particulier, l’on notera que le sang animal n’y a pas Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© impur et qu’il ne s’agit donc pas de la raison justifiant l’interdiction de le consommer. Pour mĂ©moire, nous avions dĂ©montrĂ© que pour le Coran ces “interdits” Ă©taient trĂšs prĂ©cisĂ©ment des tabous et qu’il ne fournissait donc pas d’explication justificative de cette tabouisation. – Concernant l’impuretĂ© du vin/khamr, et plus largement celle de l’alcool, avec des divergences sur ce dernier point, le verset mis en rĂ©fĂ©rence est le suivant Ô croyants ! En vĂ©ritĂ©, le vin, la divination, les bĂ©tyles et les flĂšches sacrĂ©es ne sont qu’une infamie/rijs, Ɠuvre du ShaytĂąn, alors Ă©vitez-le/ijtanibĂ»-hu ! Puissiez-vous ainsi connaĂźtre la rĂ©ussite ! », Comme au verset prĂ©cĂ©dent, rien n’indique ici l’impuretĂ© du vin/khamr et l’infamie/rijs mise en lien avec l’ Ɠuvre du ShaytĂąn » indique prĂ©cisĂ©ment la condamnation morale de tels comportements et habitudes. Nous renvoyons Ă  l’article que nous avons dĂ©diĂ© Ă  la question de l’interdiction du vin selon le Coran et en Islam. – Concernant l’impuretĂ© des excrĂ©tions, le segment rĂ©fĂ©rent est en lien avec les ablutions et la conduite Ă  tenir en cas de rapports sexuels. C’est Ă  partir de l’interprĂ©tation forcĂ©e d’un verset que les juristes ont dĂ©crĂ©tĂ© par analogie que l’ensemble des excrĂ©tions humaines Ă©taient impures, sauf le lait, et pour cause. En voici la traduction littĂ©rale Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous apprĂȘtez Ă  prier, alors lavez-vous le visage et les mains jusqu’aux coudes et humectez-vous la tĂȘte et les pieds jusqu’aux chevilles. Et, aprĂšs un rapport/junuban, nettoyez-vous/iáč­áč­ahharĂ» et, si vous ĂȘtes malades ou en voyage ou que l’un de vous revient du lieu d’aisance ou que vous ayez “caressĂ©â€ femme, mais que vous ne trouviez point d’eau, alors ayez-en l’intention en recourant Ă  un sol propre dont vous toucherez votre visage et vos mains. Dieu ne veut point vous imposer quelque gĂȘne, mais Il veut vous purifier et parfaire Sa grĂące Ă  votre Ă©gard ; puissiez-vous ĂȘtre reconnaissant ! », Pour l’analyse littĂ©rale des Ă©lĂ©ments qui en ce verset dĂ©finissent les ablutions, nous renvoyons Ă  l’article dĂ©diĂ© Les ablutions selon le Coran et en Islam. – Le segment qui pour l’Islam concerne directement la notion d’impuretĂ© est le suivant et, aprĂšs un rapport, nettoyez-vous.» La traduction standard exprime la surinterprĂ©tation dĂ©fendue par l’Islam et si vous ĂȘtes polluĂ©s junub », alors purifiez-vous par un bain », et d’autres traductions sont encore plus explicites si vous ĂȘtes en Ă©tat d’impuretĂ© majeure lĂ©gale/junub, procĂ©dez alors Ă  une purification rituelle totale ».[9] L’analyse lexicale est ici essentielle, car pour parvenir Ă  ses fins, l’ExĂ©gĂšse a manipulĂ© deux termes-clefs le mot junub et le verbe iáč­áč­ahhara. Le nom junub est dĂ©rivĂ© de la racine janaba qui signifie se mettre Ă  l’écart, Ă©loigner sur le cotĂ©, Ă©viter, s’écarter, etc. Logiquement junub signifie donc cĂŽtĂ©, flanc, voisin proche, Ă©loignement, retrait, rien qui Ă©tymologiquement n’est en rapport avec le sens que l’exĂ©gĂšse juridique lui a confĂ©rĂ© ĂȘtre en Ă©tat d’impuretĂ© majeure lĂ©gale ! Du reste, l’on peut lire parfois dans les exĂ©gĂšses que junub a cette signification du fait que c’est un Ă©tat qui Ă©loigne de la priĂšre ! La faiblesse de l’argument indique en soi que le sens attribuĂ© Ă  junub ne repose que sur un arbitraire orientĂ©. Or, il suffit d’examiner le Coran pour vĂ©rifier que les nombreuses occurrences du verbe janaba, de ses dĂ©rivĂ©s et du terme junub sont toujours conformes au champ lexical que nous avons rappelĂ©.[10] Il n’y aurait donc qu’en ce verset, et en qui en est proche et que nous allons aussi examiner, que junub aurait subitement pris une Ă©trange signification juridique. Cependant, comme admettre que les Arabes auraient employĂ© un terme pour dĂ©signer une notion qui leur Ă©tait inconnue l’impuretĂ© lĂ©gale ![11] Si l’on reste dans les limites vĂ©ritables de la langue arabe prĂ©islamique, le syntagme coranique in kuntu junuban est un euphĂ©misme signifiant mot Ă  mot quand vous ĂȘtes sur le cotĂ©, ou le flanc » et Ă©voquant prudemment l’idĂ©e de s’ĂȘtre retirĂ© Ă  la fin d’un rapport sexuel et d’ĂȘtre alors couchĂ© sur le flanc, d’oĂč notre aprĂšs un rapport » que l’aurait pu aussi rendre par aprĂšs vous ĂȘtre retirĂ©s ». Notons en ce verset l’emploi d’un autre euphĂ©misme pour exprimer l’idĂ©e de rapports sexuels ou que vous ayez “caressĂ©â€ femme », cette expression plus explicite confirme la premiĂšre. Ceci Ă©tant prĂ©cisĂ©, l’ExĂ©gĂšse a donc modifiĂ© le sens de junub a qui elle a artificiellement confĂ©rĂ© le sens d’impuretĂ© uniquement pour l’accorder Ă  l’idĂ©e qu’elle voulut mettre en place quant au deuxiĂšme terme-clef, le verbe iáč­áč­ahhara. Ce dernier est la forme V de la racine áč­ahara dont la signification premiĂšre est Ă©loigner, Ă©carter, ĂȘtre propre, ĂȘtre non souillĂ©, et qui au sens figurĂ© seulement signifie se purifier moralement ou spirituellement, c’est-Ă -dire en se tenant Ă©loignĂ© de ce qui salit les comportements et l’ñme. Or, l’ExĂ©gĂšse a fortement investi la racine áč­ahara et toutes ses dĂ©rivĂ©es afin de lui attribuer le sens de se purifier, ĂȘtre purifiĂ© au sens concret et lĂ©gal liĂ© Ă  un processus de purification. Bien Ă©videmment, tout comme pour le terme junub, le recours aux dictionnaires de la langue arabe ne sera ici d’aucuns secours car tous tĂ©moignent massivement de cette prise en charge lexicale due Ă  l’ExĂ©gĂšse ; sur ce phĂ©nomĂšne et ses consĂ©quences mĂ©thodologiques, voir Les rĂ©entrĂ©es lexicales. Cette remise en cause de ce qui semble ĂȘtre une Ă©vidence terminologique n’est pas une spĂ©culation personnelle, mais une certitude tirĂ©e du Coran. En effet, ce dernier va commenter lui-mĂȘme le sens de la forme V iáč­áč­ahhara en un contexte rigoureusement identique Ô croyants ! N’approchez pas de la priĂšre alors que vous ĂȘtes ivres jusqu’à ce que vous sachiez ce que vous dites. Et, de mĂȘme, aprĂšs un rapport/junuban – sauf Ă  qui est en voyage – jusqu’à ce que vous vous soyez nettoyĂ©s/taghtasilĂ». Et si vous ĂȘtes malades ou en voyage, ou que l’un de vous revient du lieu d’aisance, ou que vous ayez “caressĂ©â€ femme, mais que vous ne trouviez point d’eau, alors ayez-en l’intention en recourant Ă  un sol propre dont vous toucherez votre visage et vos mains », Ce verset reprend en un contexte lĂ©gĂšrement diffĂ©rent une partie du sujet traitĂ© prĂ©cĂ©demment et l’on peut ainsi constater que le segment de et aprĂšs un rapport/junuban, nettoyez-vous/iáč­áč­ahharĂ» » a pour exact correspondant aprĂšs un rapport/junuban jusqu’à ce que vous vous soyez nettoyĂ©s/taghtasilĂ» », Le Coran donne donc pour synonyme de la forme iáč­áč­ahhara en le verbe ightasala en lequel signifie sans Ă©quivoque lexicale possible se laver avec application, se nettoyer. Ceci confirme donc que le verbe iáč­áč­ahhara ne signifie pas pour le Coran se purifier ou, pire, prendre un bain rituel », comme le risque ici la traduction standard, mais tout simplement se nettoyer. Aussi, puisqu’il ne s’agit pas de se purifier mais de se laver, ceci confirme que le terme junub ne peut pas signifier ĂȘtre en Ă©tat d’impuretĂ©, ou ĂȘtre impur, et que son sens premier est bien ici selon le Coran s’écarter aprĂšs un rapport. – Les sĂ©crĂ©tions coĂŻtales masculines et fĂ©minines ne sont donc pas selon le Coran impures, mais seulement des Ă©missions qu’il faut laver pour ĂȘtre propre. PrĂ©cisĂ©ment, le lavage en question ne concerne que les parties gĂ©nitales ou celles atteintes par les sĂ©crĂ©tions sexuelles aprĂšs un rapport/junuban ». La notion de bain de purification rituelle/ghusl de tout le corps destinĂ© Ă  se purifier n’est donc pas coranique. En quoi du reste nous faudrait-il admettre qu’avoir des rapports sexuels rendrait impur ! L’on notera de plus que l’emploi de l’expression euphĂ©mistique aprĂšs un rapport/junuban » construite sur l’emploi du terme junuban indique dans ce contexte le moment oĂč le couple vient d’achever son rapport sexuel et permet de comprendre que ledit lavage est Ă  rĂ©aliser dans les suites immĂ©diates de ce rapport. Ceci est confirmĂ© par l’analyse des segments relatifs aux ablutions montrant que si on ne peut rĂ©aliser ce nettoyage Ă  ce moment-lĂ  faute d’eau, il faudra le faire avec de la terre ou autres lavages secs. [13] Que l’Islam ait voulu forcer ces versets du Coran pour instituer aprĂšs les rapports sexuels la pratique d’un bain rituel de tout le corps dit ghusl est donc sans lien avec la demande coranique consistant Ă  cette occasion de se nettoyer, simple mesure d’hygiĂšne, position logique que l’on retrouve du reste au sujet du lieu d’aisance ».[14] Par contre, il est Ă©vident que le bain rituel de purification dit ghusl en Islam est en rapport direct avec la pratique dite du MikvĂ© dans le judaĂŻsme.[15] Ce rapprochement a Ă©tĂ© opĂ©rĂ© par l’Islam qui a fait sienne l’idĂ©e que les rapports sexuels tout comme les menstrues rendaient impur, nous allons le vĂ©rifier. Au final, pour parvenir Ă  faire accepter au Coran cet emprunt, nous aurons constatĂ© que l’Islam a amplement forcĂ© le sens des termes junub et iáč­áč­ahhara et que les lexiques de langue arabe en ont aussi Ă©tĂ© modifiĂ©s. Du point de vue coranique, rien en ces deux versets ne postule de la notion d’impuretĂ© et, par voie de consĂ©quence, de puretĂ© lĂ©gale au sens que l’Islam le conçoit. À titre de confirmation supplĂ©mentaire, nous signalerons que fait effectivement rĂ©fĂ©rence Ă  la notion de purification Dieu ne veut point vous imposer quelque gĂȘne, mais Il veut vous purifier ». Ici ce n’est plus le verbe iáč­áč­ahhara/ightasala qui est employĂ©, mais la forme II áč­ahhara qui manifestement est Ă  comprendre au sens figurĂ© de purification morale ou spirituelle, ce du reste conformĂ©ment Ă  l’usage de l’arabe antĂ©rieurement Ă  l’investissement lexical rĂ©alisĂ© par le Droit islamique. Selon le Coran, purification et donc puretĂ© ne s’entendent qu’au sens figurĂ© et, prĂ©sentement, la preuve en est donnĂ©e par la pratique du tayammum, fonction symbolique de substitution quant aux ablutions, cf. Les ablutions selon le Coran et en Islam. 2– Concernant les impuretĂ©s rituelles, le verset principal est en rapport avec les rĂšgles et l’état d’impuretĂ© que l’on suppose alors aux femmes. En voici la traduction standard Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis C’est un mal/adhĂą. Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures/yaáč­hurna. Quand elles se sont purifiĂ©es/taáč­ahharna, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient. », Tout comme pour les versets prĂ©cĂ©dents, l’ExĂ©gĂšse a interprĂ©tĂ© ce verset dans le sens qu’elle dĂ©sirait, Ă  savoir les menstrues sont impures et entraĂźnent un Ă©tat d’impuretĂ© nĂ©cessitant une purification, croyance archaĂŻque directement lĂ  encore empruntĂ©e au judaĂŻsme. Pour ce faire, il a Ă©tĂ© Ă  nouveau dĂ©viĂ© le sens de la racine áč­ahara/yathurna et de la forme V iáč­áč­ahhara/taáč­ahharna Ă  qui l’on a attribuĂ© pour la premiĂšre le sens de ĂȘtre pures » et pour la seconde le sens de se purifier ». D’une part, nous avons vu que le Coran donnait Ă  iáč­áč­ahhara le sens de se nettoyer et, d’autre part, nous rappelons que la racine áč­ahara avant sa prise en charge lexicale par l’ExĂ©gĂšse a en rĂ©alitĂ© pour sens Ă©loigner, Ă©carter, ĂȘtre propre, ĂȘtre non souillĂ©, ce qui s’agissant des menstrues pĂ©riodiques signifie ĂȘtre dans la pĂ©riode oĂč elles [les rĂšgles] sont Ă©cartĂ©es, autrement dit ne pas avoir ses rĂšgles. Ainsi, il n’y a aucune difficultĂ© Ă  comprendre en ce verset le propos coranique dont voici la traduction littĂ©rale Ils t’interrogent quant aux rĂšgles. RĂ©ponds C’est une indisposition/adhĂą. Écartez-vous donc des femmes durant les rĂšgles et ne les approchez qu’une fois qu’elles ne les ont plus/yaáč­hurna. Et, lorsqu’elles se sont nettoyĂ©es/taáč­ahharna,[16] venez Ă  elles comme Dieu vous l’a ordonnĂ©. » Certes, Dieu aime ceux qui se repentent et Il aime ceux qui se purifient/al–muáč­ahhirĂźn. » Du point de vue de l’analyse sĂ©mantique, l’on constate qu’étant entendu que le segment c’est une indisposition/adhĂą » est la rĂ©ponse directe Ă  la question Ă©voquĂ©e ils t’interrogent quant aux rĂšgles » il est dĂ©terminant quant Ă  la qualification des dites rĂšgles. Or, quelles que soient les significations du terme-clef adhĂą mal, dommage, tort, d’oĂč notre indisposition », aucune n’évoque la notion d’impuretĂ©. Si donc le Coran avait dĂ» dĂ©crĂ©ter que les menstrues Ă©taient une impuretĂ©, c’est en cette rĂ©ponse qu’il l’aurait fait et ce n’est manifestement pas le cas. Cette observation suffit en elle-mĂȘme Ă  affirmer que pour le Coran les rĂšgles ne sont pas une impuretĂ© pas plus qu’elles n’entraĂźnent un Ă©tat d’impuretĂ©, physique ou lĂ©gale. Ainsi, qualifier les menstrues d’indisposition/adhĂą ne fait pas de cet Ă©coulement sanguin une impuretĂ©, mais est destinĂ© Ă  souligner que la gĂȘne occasionnĂ©e par les rĂšgles est la cause de l’interdiction de rapports sexuels durant cette pĂ©riode. L’approche coranique est donc basĂ©e sur une comprĂ©hension saine de ce phĂ©nomĂšne et non sur l’ensemble des croyances et superstitions que la tradition populaire avait rattachĂ©es Ă  ce mĂ©canisme physiologique incompris. Comme en l’on retrouve toutefois la mention de la purification au sens moral, sauf qu’à l’évidence le pluriel muáč­ahhirĂźn/ceux qui se purifient concerne ici non pas les femmes – qui n’ont pas Ă  se purifier d’un Ă©tat d’impuretĂ© que le Coran ne leur attribue pas – mais les hommes. En effet, puisqu’il est tout d’abord dit ceux qui se repentent », c’est donc que les Arabes avaient pour habitude d’avoir des rapports sexuels durant les menstrues[17] et qu’il leur est demandĂ© Ă  prĂ©sent de cesser cette pratique et de rechercher ainsi une purification morale par l’obĂ©issance Ă  cette mesure divine. Cette obĂ©issance est le sujet du rappel formulĂ© par le segment comme Dieu vous l’a ordonnĂ© » et non une allusion Ă  certaines pratiques sexuelles que le Coran aurait autorisĂ©es ou interdites. Le Coran ne se mĂȘle pas de la sexualitĂ© des hommes et des femmes, mais l’Islam, comme toute religion, aime Ă  gĂ©rer jusqu’à l’intimitĂ© des couples
 Les menstrues ne sont donc pour le Coran qu’un phĂ©nomĂšne physiologique occasionnant aux femmes une certaine gĂȘne justifiant que l’on ne les “approche” pas durant cette pĂ©riode, mais, en aucun cas, le Coran confĂšre aux rĂšgles une quelconque notion d’impuretĂ©. Ce paradigme coranique a donc nĂ©cessairement des implications directes en matiĂšre de pratiques rituelles a- Les menstrues et le jeĂ»ne. Puisque le Coran ne reconnaĂźt pas de statut d’impuretĂ© en aucune sorte et, en particulier, lors des rĂšgles, il est donc cohĂ©rent qu’il n’envisage pas le concept de puretĂ© rituelle et celui d’impuretĂ© lĂ©gale, associations de termes qui en soi n’ont d’ailleurs aucun sens, mais notions juridico-religieuses qui imposeraient aux femmes des pĂ©riodes oĂč elles seraient interdites d’adoration rituelle au nom d’une prĂ©tendue impuretĂ©. Aussi, avions-nous dĂ©jĂ  observĂ© Ă  propos du jeĂ»ne que le Coran ne mentionnait pas le cas des rĂšgles et que rien n’interdisait de jeĂ»ner en cette situation. cf. Le jeĂ»ne de Ramadan selon le Coran et en Islam. Toutefois, l’on dĂ©duit de cette particularitĂ© et de la qualification d’indisposition/adhĂą des menstrues que si une femme ayant ses rĂšgles est affaiblie ou que son Ă©tat de santĂ© en est affectĂ© elle peut alors considĂ©rer qu’il s’agit lĂ  d’une maladie et donc reporter son jeĂ»ne en des jours autres », Bien Ă©videmment, nous sommes conscient que le point de vue coranique s’oppose ici frontalement Ă  celui de l’Islam et, plus encore, Ă  ce qui en la matiĂšre nous a intimement construit. b- Les menstrues et la priĂšre. En vertu de ce qui prĂ©cĂšde, nous comprenons que le Coran n’ait jamais indiquĂ© qu’une femme ayant ses rĂšgles ne devait pas prier, cf. La priĂšre selon le Coran. Rappelons-le, cette restriction-exclusion au nom d’une impuretĂ© imputĂ©e Ă  la femme Ă  cette occasion est directement empruntĂ©e au judaĂŻsme. LĂ  encore, la position coranique est dĂ©routante, car elle remet en cause notre relation Ă  la religion, au sacrĂ©, Ă  l’adoration et Ă  Dieu. À bien y rĂ©flĂ©chir, notre conception du rapport entre les menstrues la puretĂ© et le sacrĂ© est purement culturel et religieux.[18] Il ne repose sur aucune vĂ©ritĂ© intangible et, si la perception de soi, du monde et de notre ĂȘtre au monde n’est que constructions, ce n’est pas pour autant de notre point de vue un argument dĂ©constructeur. Il est Ă  signaler que dans le judaĂŻsme une femme ayant ses rĂšgles peut et doit prier et jeĂ»ner, pareillement pour le christianisme. Aussi, alors mĂȘme que l’Islam a beaucoup empruntĂ© au judaĂŻsme quant Ă  la notion d’impuretĂ© et de ses champs d’application, les juristes musulmans ont Ă©tĂ© amenĂ© Ă  lĂ©gifĂ©rer l’interdiction faite aux femmes de prier et de jeĂ»ner, dĂ©passant en cela le modĂšle de rĂ©fĂ©rence. Ceci provient du fait que les versets candidats retenus pour imposer au Coran le concept d’impuretĂ©, et ont pour sujet la priĂšre et les ablutions, d’oĂč la confusion gĂ©nĂ©rĂ©e et la quasi obligation de dĂ©crĂ©ter l’interdiction de prier, et par extension encore de jeĂ»ner, afin de ne pas laisser apparaĂźtre la contradiction gĂ©nĂ©rĂ©e en ces versets en raison de l’interprĂ©tation soutenue par l’Islam. c- Toucher et lire le Coran lors des menstrues. En toute religion la notion de puretĂ© et son contraire sont liĂ©es Ă  celle de sacralitĂ© et, mĂȘme si en certains cas elle concerne les hommes et les femmes, comme aprĂšs les rapports sexuels, il n’en demeure pas moins que le concept d’impuretĂ© rituelle affecte gĂ©nĂ©ralement plus le statut fĂ©minin, statut que les religions s’accordent Ă  dĂ©marquer et infĂ©rioriser vis-Ă -vis de celui de l’homme, seul habilitĂ© Ă  gĂ©rer le sacrĂ©. Ainsi, les femmes n’avaient-elles pas le droit de toucher qui la Thora qui la Bible, dĂ©cisions androcentriques qui permettaient d’une pierre trois coups sacraliser les textes, infĂ©rioriser la femme, l’exclure de la fonction sacerdotale. Bien Ă©videmment, le Coran ne peut reprendre et dĂ©fendre ces affirmations et aucun verset ne stipule qu’il faille ĂȘtre en Ă©tat de puretĂ© rituelle pour lire ou toucher le Coran et, consĂ©quemment, aucun Ă©tat d’impuretĂ© qui l’interdirait. Il est pourtant rĂ©guliĂšrement affirmĂ© que les versets suivants sont un argument en faveur des croyances misogynes partagĂ©es par les religions Il s’agit, certes, d’une rĂ©citation magnanime issue d’un Livre bien gardĂ©, ne le touchent que les PurifiĂ©s, c’est une rĂ©vĂ©lation de ton Seigneur. », D’évidence, s’agissant du Livre principiel/umm al–kitĂąb, ici dit Livre bien gardĂ©/maknĂ»n » et ailleurs une Table prĂ©servĂ©e/lawáž„ maáž„fĂ»áș“,[19] dont est issue la rĂ©citation/qur’ñn » de par une rĂ©vĂ©lation », les PurifiĂ©s/al–mutahharĂ»n » en question ne sont pas les Hommes mais des crĂ©atures d’un autre plan de rĂ©alitĂ© que l’ExĂ©gĂšse assimile sans preuve aux Anges. Curieusement, la traduction standard confirme tous ces points, mais ajoute en note que si ce sont les Anges qui sont seuls autorisĂ©s Ă  le toucher en se basant sur ce verset, le Musulman ne peut toucher la copie du Coran que s’il est en Ă©tat de puretĂ© », l’argument est aussi pĂ©remptoire qu’improbable ! d- La mosquĂ©e et les menstrues. En fonction de tout ce qui prĂ©cĂšde, il n’y aurait pas Ă  prĂ©ciser que rien n’interdit l’accĂšs Ă  la mosquĂ©e Ă  une femme ayant ses rĂšgles, toute activitĂ© cultuelle ou rituelle lui Ă©tant par ailleurs autorisĂ©e. L’origine de cette exclusion est encore le judaĂŻsme pour qui nul ne pĂ©nĂštre dans le Temple s’il est en Ă©tat d’impuretĂ©[20] et cette interdiction fut Ă©tendue par la suite aux synagogues et, par imitation, il en fut de mĂȘme pour les Ă©glises dans le christianisme jusqu’à peu et, Ă  leur suite, l’Islam ne manqua pas lĂ  l’occasion d’ostraciser et infĂ©rioriser les femmes. S’il y a bien une chose partagĂ©e par ces trois religions, c’est la misogynie patriarcale. ‱ Conclusion L’analyse littĂ©rale des versets mis en jeu par l’Islam pour soutenir sa croyance fonciĂšre en l’état d’impuretĂ© et, juridiquement, celle d’impuretĂ© lĂ©gale, aura montrĂ© que ces concepts ne sont pas coraniques. Selon le Coran, rien n’est impur, ni de principe ni de fait, rien chez l’homme comme chez la femme n’est impur, il n’y a jamais d’état d’impuretĂ©, ni intrinsĂšque ni rituelle ni lĂ©gale. En consĂ©quence, le Coran n’a pas instituĂ© de processus de purification, mais a seulement Ă©dictĂ© quelques rĂšgles simples relevant soit de la puretĂ© spirituelle, soit de mesures d’hygiĂšne. L’Islam, en sa volontĂ© de ne pas suivre les chrĂ©tiens dans leur abandon thĂ©orique de la notion d’impuretĂ© rituelle au bĂ©nĂ©fice de la notion d’impuretĂ© spirituelle a prĂ©fĂ©rĂ© s’inspirer directement de l’approche lĂ©galiste orthopraxique judaĂŻque de l’impuretĂ©, point majeur dans la vie rituelle des juifs.[21] Ce faisant, elle a dĂ©viĂ© l’objectif du Coran consistant Ă  rĂ©futer les antiques croyances relatives Ă  l’impuretĂ©, la puretĂ© et le sacrĂ©, au profit des notions coraniques de propretĂ© physique et de puretĂ© spirituelle. – Du point de vue conceptuel, nous avons donc dĂ©montrĂ© que les termes rijs/infamie et fisq/abomination employĂ©s en Ă©taient sans rapport avec la notion d’impuretĂ©. Il ne servent pas non plus Ă  qualifier lesdits aliments tabous, mais pour le premier le fait de transgresser ces tabous et pour le second d’immoler des bĂȘtes aux divinitĂ©s. Ceci vise donc des comportements humains que le Coran au sujet du khamr/vin met effectivement en lien avec l’ Ɠuvre du ShaytĂąn », Ce constat littĂ©ral indique donc que ces aliments ne sont pas tabouisĂ©s par le Coran du fait qu’ils seraient par nature impurs, mais uniquement de par une Ă©diction divine. [22] Il n’y a donc aucune notion d’impuretĂ© en cette dĂ©marche. – C’est au sujet du rituel des ablutions que l’Islam a le plus essentiellement modifiĂ© le sens du Coran. Ainsi, en et il a Ă©tĂ© imposĂ© au terme junuban le sens d’impur alors que lexicalement il indique la fin d’un rapport sexuel. De mĂȘme pour le verbe-clef iáč­áč­ahharĂ» Ă  qui l’Islam a confĂ©rĂ© le sens de se purifier alors mĂȘme que le Coran lui donne comme synonyme ightasilĂ» lavez-vous ou nettoyez-vous, – En ces deux versets il est mentionnĂ© le fait de se nettoyer les parties gĂ©nitales ou celles qui sont touchĂ©es par les excrĂ©tions sexuelles juste aprĂšs les rapports. Il ne s’agit pas lĂ  de la purification d’une impuretĂ©, mais d’une simple mesure d’hygiĂšne fort comprĂ©hensible. Il en ressort que le bain rituel/ghusl selon l’Islam n’a pas de fondement coranique, mais se rĂ©fĂšre Ă  la pratique judaĂŻque du MikvĂ©. – L’analyse littĂ©rale de en s’appuyant sur les avancĂ©es lexicales et exĂ©gĂ©tiques mises en avant aux versets prĂ©cĂ©demment citĂ©s a dĂ©montrĂ© que pour le Coran les menstrues ne sont en aucune maniĂšre une impuretĂ©, mais une simple gĂšne physiologique. En cela le Coran rĂ©cuse les croyances archaĂŻques vĂ©hiculĂ©es et lĂ©gifĂ©rĂ©es par le judaĂŻsme, superstitions que l’Islam s’empressera pourtant de reprendre Ă  son propre compte. Bien que du fait de nos certitudes et nos habitudes ce point puisse paraĂźtre choquant, le sang menstruel n’est pas impur, les rĂšgles ne sont pas un Ă©tat d’impuretĂ© et, Ă  fortiori, la femme n’est pas Ă  ce moment impure. – Il dĂ©coule directement de ce constat littĂ©ral que selon le Coran tous les actes rituels sont permis pour la femme menstruĂ©e, notamment le jeĂ»ne et la priĂšre. Le hiatus entre le Coran et l’Islam est ici majeur, mais lĂ  encore le Coran est cohĂ©rent, car jamais en rĂ©alitĂ© il ne fait mention de ce genre d’interdiction, voire tabou, alors mĂȘme qu’il traite de maniĂšre dĂ©taillĂ©e des rites du jeĂ»ne et de la priĂšre. – L’on soulignera toutefois une unique exception Ă  ce point de vue coranique, mais ce sans qu’aucune notion d’impuretĂ© ne soit mise en jeu, puisqu’il a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© que l’on ne pouvait prier qu’aprĂšs s’ĂȘtre nettoyĂ© les parties souillĂ©es aprĂšs un rapport sexuel que ce soit physiquement avec de l’eau ou de la terre. Stricto sensu cette limitation, qui concerne autant les hommes que les femmes, ne vaut que pour la priĂšre et n’est pas indiquĂ©e pour toute autre pratique rituelle. – Il n’y a donc aucune preuve coranique justifiant de ce qu’une femme ayant ses menstrues, ou d’une femme et d’un homme aprĂšs des rapports, ne pourraient toucher le Coran ou sĂ©journer dans une mosquĂ©e pour cause d’impuretĂ©. Ainsi, le Coran rĂ©fute-t-il le concept d’impuretĂ© physique tout en mettant en lumiĂšre pour les croyants et les croyantes la recherche de la nĂ©cessaire puretĂ© morale et spirituelle Dieu aime ceux qui se purifient/al–muáč­ahhirĂźn », Nonobstant, nous sommes parfaitement conscient des bouleversements qu’impliquent ces rĂ©sultats littĂ©raux, le changement de paradigme qu’ils supposent touche tout autant Ă  la perception de soi qu’à notre conception du rituel et du sacrĂ©. En la dĂ©marche d’IslamitĂ© que sous-tend et soutient notre approche du Coran rien n’est imposĂ© ni collectif, mais tout relĂšve et dĂ©pend d’un parcours personnel. Il faut donc savoir raison garder et ĂȘtre prudent quant aux dĂ©marches de dĂ©construction, car dĂ©construire sans ĂȘtre en mesure de reconstruire revient Ă  dĂ©truire. Comprendre la Parole de Dieu au-delĂ  des paroles des hommes est un long chemin. Dieu, en sa MisĂ©ricorde, a voulu que cette Voie s’inscrive dans la durĂ©e, afin de nous habituer Ă  l’effort et au retranchement, car ce n’est qu’en la solitude que l’on connaĂźt le Seul. Dr al AjamĂź [1] Voir 5– Le halĂąl selon le Coran et en Islam et 6– Le halal l’abattage rituel selon le Coran et en Islam. [2] Cf. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme », Matthieu ; XV, 11. Mais ce qui sort de la bouche vient du cƓur, et c’est ce qui souille l’homme », Matthieu ; XV, 18. Cependant, malgrĂ© cette position Ă©vangĂ©lique, l’Église a en pratique conservĂ© la notion d’impuretĂ© et, par exemple, il fut jusque dans la moitiĂ© du 20e siĂšcle maintenu le rituel dit des relevailles, lequel est directement repris des lois sur l’impuretĂ© du LĂ©vitique. [3] Extrait d’un cĂ©lĂšbre hadĂźth rapportĂ© par al BukhĂąrĂź. [4] En effet, nous avons largement dĂ©montrĂ© que pour le Coran les hommes et les femmes sont Ă©gaux sur tous les plans voir ÉgalitĂ© homme femme selon le Coran et en Islam. [5] قُلْ Ù„ÙŽŰ§ ŰŁÙŽŰŹÙŰŻÙ فِي Ù…ÙŽŰ§ ŰŁÙÙˆŰ­ÙÙŠÙŽ Ű„ÙÙ„ÙŽÙŠÙ‘ÙŽ Ù…ÙŰ­ÙŽŰ±Ù‘ÙŽÙ…Ù‹Ű§ Űčَلَى Ű·ÙŽŰ§Űčِمٍ ÙŠÙŽŰ·Ù’Űčَمُهُ Ű„ÙÙ„Ù‘ÙŽŰ§ ŰŁÙŽÙ†Ù’ يَكُونَ مَيْŰȘÙŽŰ©Ù‹ ŰŁÙŽÙˆÙ’ ŰŻÙŽÙ…Ù‹Ű§ Ù…ÙŽŰłÙ’ÙÙÙˆŰ­Ù‹Ű§ ŰŁÙŽÙˆÙ’ Ù„ÙŽŰ­Ù’Ù…ÙŽ ŰźÙÙ†Ù’ŰČÙÙŠŰ±Ù ÙÙŽŰ„ÙÙ†Ù‘ÙŽÙ‡Ù Ű±ÙŰŹÙ’ŰłÙŒ ŰŁÙŽÙˆÙ’ ÙÙŰłÙ’Ù‚Ù‹Ű§ ŰŁÙÙ‡ÙÙ„Ù‘ÙŽ لِŰșÙŽÙŠÙ’Ű±Ù Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù ŰšÙÙ‡Ù فَمَنِ Ű§Ű¶Ù’Ű·ÙŰ±Ù‘ÙŽ ŰșÙŽÙŠÙ’Ű±ÙŽ ŰšÙŽŰ§Űșٍ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰčÙŽŰ§ŰŻÙ ÙÙŽŰ„ÙÙ†Ù‘ÙŽ Ű±ÙŽŰšÙ‘ÙŽÙƒÙŽ ŰșÙŽÙÙÙˆŰ±ÙŒ Ű±ÙŽŰ­ÙÙŠÙ…ÙŒ [6] 2 – Le haram les tabous selon le Coran et en Islam. [7] ÙŠÙŽŰ§ ŰŁÙŽÙŠÙ‘ÙÙ‡ÙŽŰ§ Ű§Ù„Ù‘ÙŽŰ°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰąÙŽÙ…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ Ű„ÙÙ†Ù‘ÙŽÙ…ÙŽŰ§ Ű§Ù„Ù’ŰźÙŽÙ…Ù’Ű±Ù ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’Ù…ÙŽÙŠÙ’ŰłÙŰ±Ù ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’ŰŁÙŽÙ†Ù’Ű”ÙŽŰ§ŰšÙ ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’ŰŁÙŽŰČÙ’Ù„ÙŽŰ§Ù…Ù Ű±ÙŰŹÙ’ŰłÙŒ مِنْ Űčَمَلِ Ű§Ù„ŰŽÙ‘ÙŽÙŠÙ’Ű·ÙŽŰ§Ù†Ù ÙÙŽŰ§ŰŹÙ’ŰȘÙŽÙ†ÙŰšÙÙˆÙ‡Ù لَŰčَلَّكُمْ ŰȘÙÙÙ’Ù„ÙŰ­ÙÙˆÙ†ÙŽ » [8] ÙŠÙŽŰ§ ŰŁÙŽÙŠÙ‘ÙÙ‡ÙŽŰ§ Ű§Ù„Ù‘ÙŽŰ°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰąÙŽÙ…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ Ű„ÙŰ°ÙŽŰ§ قُمْŰȘُمْ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰ Ű§Ù„Ű”Ù‘ÙŽÙ„ÙŽŰ§Ű©Ù ÙÙŽŰ§ŰșÙ’ŰłÙÙ„ÙÙˆŰ§ ÙˆÙŰŹÙÙˆÙ‡ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙŠÙ’ŰŻÙÙŠÙŽÙƒÙÙ…Ù’ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰ Ű§Ù„Ù’Ù…ÙŽŰ±ÙŽŰ§ÙÙÙ‚Ù ÙˆÙŽŰ§Ù…Ù’ŰłÙŽŰ­ÙÙˆŰ§ ŰšÙŰ±ÙŰĄÙÙˆŰłÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽŰ±Ù’ŰŹÙÙ„ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰ Ű§Ù„Ù’ÙƒÙŽŰčÙ’ŰšÙŽÙŠÙ’Ù†Ù ÙˆÙŽŰ„ÙÙ†Ù’ كُنْŰȘُمْ ŰŹÙÙ†ÙŰšÙ‹Ű§ ÙÙŽŰ§Ű·Ù‘ÙŽÙ‡Ù‘ÙŽŰ±ÙÙˆŰ§ ÙˆÙŽŰ„ÙÙ†Ù’ كُنْŰȘُمْ Ù…ÙŽŰ±Ù’Ű¶ÙŽÙ‰ ŰŁÙŽÙˆÙ’ Űčَلَى ŰłÙŽÙÙŽŰ±Ù ŰŁÙŽÙˆÙ’ ŰŹÙŽŰ§ŰĄÙŽ ŰŁÙŽŰ­ÙŽŰŻÙŒ مِنْكُمْ مِنَ Ű§Ù„Ù’ŰșÙŽŰ§ŰŠÙŰ·Ù ŰŁÙŽÙˆÙ’ Ù„ÙŽŰ§Ù…ÙŽŰłÙ’ŰȘُمُ Ű§Ù„Ù†Ù‘ÙŰłÙŽŰ§ŰĄÙŽ فَلَمْ ŰȘÙŽŰŹÙŰŻÙÙˆŰ§ Ù…ÙŽŰ§ŰĄÙ‹ فَŰȘÙŽÙŠÙŽÙ…Ù‘ÙŽÙ…ÙÙˆŰ§ Ű”ÙŽŰčÙÙŠŰŻÙ‹Ű§ Ű·ÙŽÙŠÙ‘ÙŰšÙ‹Ű§ ÙÙŽŰ§Ù…Ù’ŰłÙŽŰ­ÙÙˆŰ§ ŰšÙÙˆÙŰŹÙÙˆÙ‡ÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙŠÙ’ŰŻÙÙŠÙƒÙÙ…Ù’ مِنْهُ Ù…ÙŽŰ§ ÙŠÙŰ±ÙÙŠŰŻÙ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù Ù„ÙÙŠÙŽŰŹÙ’Űčَلَ Űčَلَيْكُمْ مِنْ Ű­ÙŽŰ±ÙŽŰŹÙ وَلَكِنْ ÙŠÙŰ±ÙÙŠŰŻÙ Ù„ÙÙŠÙŰ·ÙŽÙ‡Ù‘ÙŰ±ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ وَلِيُŰȘِمَّ نِŰčْمَŰȘَهُ Űčَلَيْكُمْ لَŰčَلَّكُمْ ŰȘÙŽŰŽÙ’ÙƒÙŰ±ÙÙˆÙ†ÙŽ [9] Cf. Le Coran, essai de traduction, Maurice Gloton. [10] Voir par exemple ; ; ; [11] La manipulation terminologique du terme junub peut-ĂȘtre aussi vĂ©rifiĂ©e par le fait que les lexiques donnent Ă  ce terme le sens de impuretĂ© par Ă©coulement du sperme, alors que le Coran s’adresse en ce verset tant aux hommes qu’aux femmes. Ainsi, si junub avait eu quelque chance de pourvoir qualifier quelque chose d’impur il aurait fallu que ce soit les secrĂ©tions sexuelles tant masculines que fĂ©minines ! La position phallocrate dominante trahit donc Ă  cette occasion une intervention directe de la part des hommes sur le lexique en fonction de leur conception de la sexualitĂ©. [12] ÙŠÙŽŰ§ ŰŁÙŽÙŠÙ‘ÙÙ‡ÙŽŰ§ Ű§Ù„Ù‘ÙŽŰ°ÙÙŠÙ†ÙŽ ŰąÙŽÙ…ÙŽÙ†ÙÙˆŰ§ Ù„ÙŽŰ§ ŰȘÙŽÙ‚Ù’Ű±ÙŽŰšÙÙˆŰ§ Ű§Ù„Ű”Ù‘ÙŽÙ„ÙŽŰ§Ű©ÙŽ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙ†Ù’ŰȘُمْ ŰłÙÙƒÙŽŰ§Ű±ÙŽÙ‰ Ű­ÙŽŰȘَّى ŰȘَŰčÙ’Ù„ÙŽÙ…ÙÙˆŰ§ Ù…ÙŽŰ§ ŰȘَقُولُونَ ÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ŰŹÙÙ†ÙŰšÙ‹Ű§ Ű„ÙÙ„Ù‘ÙŽŰ§ ŰčÙŽŰ§ŰšÙŰ±ÙÙŠ ŰłÙŽŰšÙÙŠÙ„Ù Ű­ÙŽŰȘَّى ŰȘَŰșْŰȘÙŽŰłÙÙ„ÙÙˆŰ§ ÙˆÙŽŰ„ÙÙ†Ù’ كُنْŰȘُمْ Ù…ÙŽŰ±Ù’Ű¶ÙŽÙ‰ ŰŁÙŽÙˆÙ’ Űčَلَى ŰłÙŽÙÙŽŰ±Ù ŰŁÙŽÙˆÙ’ ŰŹÙŽŰ§ŰĄÙŽ ŰŁÙŽŰ­ÙŽŰŻÙŒ مِنْكُمْ مِنَ Ű§Ù„Ù’ŰșÙŽŰ§ŰŠÙŰ·Ù ŰŁÙŽÙˆÙ’ Ù„ÙŽŰ§Ù…ÙŽŰłÙ’ŰȘُمُ Ű§Ù„Ù†Ù‘ÙŰłÙŽŰ§ŰĄÙŽ فَلَمْ ŰȘÙŽŰŹÙŰŻÙÙˆŰ§ Ù…ÙŽŰ§ŰĄÙ‹ فَŰȘÙŽÙŠÙŽÙ…Ù‘ÙŽÙ…ÙÙˆŰ§ Ű”ÙŽŰčÙÙŠŰŻÙ‹Ű§ Ű·ÙŽÙŠÙ‘ÙŰšÙ‹Ű§ ÙÙŽŰ§Ù…Ù’ŰłÙŽŰ­ÙÙˆŰ§ ŰšÙÙˆÙŰŹÙÙˆÙ‡ÙÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙŠÙ’ŰŻÙÙŠÙƒÙÙ…Ù’ Ű„ÙÙ†Ù‘ÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡ÙŽ ÙƒÙŽŰ§Ù†ÙŽ ŰčÙŽÙÙÙˆÙ‘Ù‹Ű§ ŰșÙŽÙÙÙˆŰ±Ù‹Ű§ Nous avons analysĂ© la premiĂšre phrase de ce verset en l’article L’interdiction du vin/khamr et des boissons alcoolisĂ©es selon le Coran et en Islam. [13] Sur la diffĂ©rence entre le champ d’application du tayammum entre le Coran et l’Islam, voir Les ablutions selon le Coran et en Islam. [14] Étymologiquement et lexicalement le terme ghñ’iáč­ dĂ©signe le lieu oĂč l’on fait ses besoins et, par mĂ©tonymie, les excrĂ©ments, ce qui signifie que ne sont pas ainsi englobĂ©es les urines, contrairement Ă  ce que l’Islam statue. [15] Citons la Thora Si une femme a couchĂ© avec un homme et a eu commerce avec lui, elle se baignera dans l’eau ainsi que lui, et ils seront impurs jusqu’au soir. » , LĂ©vitique, XV, 18. Ce verset justifie la pratique du MikvĂ©, bassin d’eau courante dans lequel l’on s’immerge entiĂšrement afin de se purifier. La pratique du ghusl ou bain rituel, de tout le corps en est une adaptation, de mĂȘme le baptĂȘme par immersion dans le christianisme est inspirĂ© de cette pratique rituelle de purification, institution majeure dans le judaĂŻsme. [16] C’est-Ă -dire Ă  la fin des rĂšgles, ce qui se dĂ©duit du fait qu’il a Ă©tĂ© auparavant interdit les rapports durant les rĂšgles. [17] Le segment introductif Ils t’interrogent quant aux rĂšgles » indique qu’il y a eu Ă  MĂ©dine un dĂ©bat entre les primo-musulmans arabes et leurs habitudes en la matiĂšre et les juifs qui religieusement interdisaient cette pratique. L’on peut aussi supposer Ă  peu de frais que le dĂ©bat dut ĂȘtre alimentĂ© par la position chrĂ©tienne plus laxiste. [18] L’impuretĂ© fonctionne donc comme un renforcement Ă  contrario du sacrĂ©, et c’est bien lĂ  l’origine de l’interdiction faite aux femmes ayant leurs rĂšgles d’accomplir les circumambulations autour de la Kaaba, lieu le plus sacrĂ© en Islam. [19] Le propos explicite des vs21-22 est du point de vue terminologique quasi Ă©quivalent Ă  celui de nos versets ce qui permet d’établir un lien d’intratextualitĂ© de maniĂšre sĂ»re confirmant le sens plus allusif de nos versets rĂ©fĂ©rents. [20] Cf. Mishna KĂ©lim I, 8. [21] Ces emprunts au judaĂŻsme sont une constante en Islam avec, en gĂ©nĂ©ral, une lĂ©gĂšre attĂ©nuation de la rigueur orthopraxique de la Loi juive, la halakha. C’est ici le cas, et il suffit pour s’en convaincre de lire ce passage que les doctes rabbins ont inscrit noir sur blanc dans la Thora Quand une femme aura un flux, un flux de sang dans sa chair, elle sera sept jours dans son impuretĂ©. Quiconque la touchera sera impur jusqu’au soir. Tout meuble sur lequel elle se couchera pendant son impuretĂ© sera impur, et tout objet sur lequel elle s’assiĂ©ra sera impur. Quiconque touchera son lit lavera ses vĂȘtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. Quiconque touchera un objet sur lequel elle se sera assise, lavera ses vĂȘtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. S’il y a une chose sur son lit ou sur lequel elle se sera assise, celui qui le touchera sera impur jusqu’au soir. Si un homme couche avec elle et que l’impuretĂ© de la femme vienne sur lui, il sera impur pendant sept jours, et tout lit sur lequel il couchera sera impur. », LĂ©vitique, XV ; 19-24. [22] Sur ce point, voir 2 – Le haram les tabous selon le Coran et en Islam ; al–muáž„arramĂąt ;

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